La Galerie des modes, suite de gravures grand  accompagnées de textes, publiée par Jacques Esnault et Michel Rapillyest souvent considérée comme le premier journal de mode illustré bien qu'elle soit plutôt une suite d'estampes classées en volumes subdivisés en cahiers de six ou trois planches, comparable en cela aux nombreux recueils de broderies, bijoux, gilets ou motifs pour l'étude du dessin que les marchands d'estampes vendaient communément.

Originaires de Normandie, Esnault et Rapilly signalés à Paris en 1768 comme étaleurs associés, s'établirent rue Saint-Jacques à La Croix de Lorraine, avant d'ouvrir la maison de La Ville de Coutances où ils tinrent un fructueux commerce d'estampes, dont témoignent les 45000 # de biens de Rapilly en 1787 lors de son mariage avec la fille de son associé et le bilan de faillite du 20 février 1790 où les dettes actives s'élevèrent à 208 550 # pour 212 714 # de passives. Rapilly décédé en 1797, sa femme continua le commerce avec son père jusque vers 1804.

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Accusés lors de nombreux procès de «tenir un magasin public de contrefaçons» ils présentèrent néanmoins le 22 avril 1778 une demande de privilège pour «faire imprimer et donner au public les modes françaisesde leur composition pour eux et leur hoirs à perpétuité» (B.N., ms. f. fr. 22002). Cette formule vague leur permettait d'y inclure tout costume ou sujet s'en approchant, soit les cahiers de Costumes français pour les coiffures, dont les deux premiers sont annoncés dans le numéro du 4 avril 1778 du Journal de la librairie, soit le Couronnement de Voltaire sur le théâtre, objet d'un procès retentissant contre André Basset en avril 1779 (A.N., Y 576), pourvu d'un nº 100 pendant l'instance pour l'incorporer dans la suite des Costumes français.

Depuis 1770 environ, les graveurs, coiffeurs et libraires palliaient le manque de journal de mode illustré par la publication de planches de coiffures, que ce soit sous la forme de petits almanachs tels ceux du coiffeur Davault réédités et augmentés de 1771 à 1780, ou ceux publiés par Desnos qui forment une collection de quinze petits volumes de modes en 1782, sans oublier la Première Suite d'estampes pour servir à l'histoire des mœurs et du costume des Français au XVIIIe sièclede Freudenbergsurune idée d'Eberts, suivie de la Deuxième Suitepar Moreau-le-jeune en 1777 dont la qualité visait un public cultivé. C'est alors qu'Esnault et Rapilly prennent ce privilège pour entrer en lice sur un marché qui semble prometteur. Ils ne peuvent ignorer que leur confrère Valadea demandé le 2 juillet 1777 une permission simple de trois ans pour éditer par souscription un Manuel des toilettes, c'est-à-dire quatre cahiers de treize planches chacun à paraître tous les trois mois et qui furent gravés de mars 1777 à décembre 1778 dans les livraisons du dimanche de La Feuille sans titre puis de L'Indicateur, feuilles éditées par Jean-Jacques Tutot à Liège, dont Valade était le représentant pour la France.

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Leur entreprise était en fait la synthèse du sujet amorcé par les almanachs et de la qualité de dessin et de gravure des suites de modes de Moreau-le-jeune. Les six premiers cahiers qui groupent quatre coiffures par planche reprennent parfois des créations de Davault de 1776 à 1778, car celui-ci n'est couvert par un privilège perpétuel qu'à partir du 28 novembre 1778. Ces coiffures sont finement dessinées maisn'étant pas signées, on ne peut les attribuer à Claude-Louis Desrais plutôt qu'à Pierre-Thomas Leclerc, tous deux dessinateurs de modes et ornements. Ce n'est qu'à partir du troisième cahier que l'on mentionne le privilège correspondant à la fin août 1778; or, en mai, la veuve Avaulez avait demandé un privilège pour des modes dont on connait deux séries de douze planches in-8º: Suite des nouvelles modes françaises depuis 1778 jusqu'à ce jour dessinées d'après nature par C.L. Desrais. Cet exemple a très probablement convaincu nos deux libraires de présenter des suites d'habillements à partir de leur 7ecahier, les planches étant non seulement pourvues d'une lettre détaillée mais aussi signées des noms du dessinateur et du graveur. Or le vol de 42 feuilles de ces sept cahiers chez l'imprimeur Fausseret (A.N., Y 11094, 5-7 déc. 1778) convainquit Esnault et Rapilly d'imprimer chez Grangé, et de réunir ces cahiers de costumes en un volume relié, ce qui apparaît dans le titre de la première planche (nº 79) du 14eCahier de costumes français, 8eSuite d'habillemens à la mode, Ie Cahier pour le Ie volume; cette dernière précision a été suivie pour la reliure, ancienne, de certaines collections, ainsi à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich. C'est alors que l'on emploie le mot galerie dans le titre inscrit sur le frontispice orné, et le 25 avril 1779 le censeur autorisait la parution des «16 cahiers de 6 feuilles sous frontispice avec description générale formant le 17ecahier». Forts de ceci Esnault et Rapillyfaisaient poursuivre cinq jours plus tard, le 30 avril, Basset accusé d'avoir copié 192 planches (A.N., Y II. 905). Il en résulta un échange de factums et un jugement en faveur des deux associés le 14 décembre 1779. Ceux-ci avaient priscomme défenseur l'avocat Guillaume-François-Roger Molé, l'auteur anonyme de l'explication des cahiers (B.N., 4º Fm II 688) mais Basset ne leur pardonnait pas d'avoir entravé le succès du Manuel des toilettesde Valadequ'il avait repris en 1778 et dans sa réponse, imprimée chez ce même Valade (cette pièce qui fut dans la collection Rahir est à la bibliothèque du musée Victoria et Albert de Londres), il leur reprochait de ne pas avoir obtenu «un privilège en 1778 pour une galerie maisbien pour une collection de modes françaises de leur composition. Ils auraient mieux fait de ne représenter que des mannequins vêtus à la mode» et non des scènes de genre telles que les six planches jointes au document comme pièces à conviction: «Les délassements du bois de Boulogne, La petite mère, etc...».

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Ce procès modifia probablement la politique des deux libraires car, Basset les attaquant directement en obtenant le 30 janvier 1780 un privilège (B.N., ms. f. fr. 22002) pour une Collection d'habillemens modernes et galansy compris les habillemens des princes et des seigneurs, ce n'est que le 16 décembre qu'ils obtiennent l'approbation du deuxième volume, alors qu'en avril, 138 planches étaient déjà imprimées; en revanche l'ouvrage est vraiment considéré comme «La Galerie de modes françaises, second volume» avec description signée de Moléetsurtout un Avertissement précisant leur intention de se conformer aux demandes du public, indiquant que les modes de ce second volume «s'étendent jusqu'à l'automne de 1780 et qui ont été à la mode depuisla parution du premier» et que s'il leur échappait quelque article ils l'insèreraient dans le troisième volume. Ce dernier est indiqué en effet sur la première planche du 36e Cahier de costumes français, 28eSuite d'habillemens à la mode, 1e Cahier pour le 3e volume. Celui-ci qui reprend le choix du 2e volume (14e cahier) avec la représentation de la famille royale est en concurrence avec le premier cahier publié par Basset et dès lors les cahiers ne furent plus réunis en volumes ni accompagnés d'un texte. Prudemment ils soulignaient d'ailleurs dans leur Avertissement que leur «objet étant de non seulement rassembler des modes mais encore de les faire connaître aussitôt qu'elles sont écloses» ils continueraient à «distribuer l'ouvrage par cahier». C'est ainsi que cette publication prend une forme périodique, par sa numérotation suivie en cahiers, suites et planches jusque vers la fin de 1787. C'est un peu ce que l'auteur de L'Eloge des coeffures (B.H.V.P., 10988) laissait entendre en décrivant les coiffures du 39ecahier de 1781 (pl. 223 à 228) comme la «Bibliothèque voltigeantedes dames dont on donne tous les mois, une nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée, avec une ample table des matières qui se vend chez Rapilly rue St Jacques».

Néanmoins les difficultés rencontrées par les éditeurs se traduisent alors par un certain flottement dans l'ordre des suites; il y a ainsi deux autres cahiers 39 bis, l'un de portraits des années 1760 (pl. 247-252) et l'autre (pl. 253-257) de modes de 1784 par François Watteau. D'ailleurs ils procèdent alors à une numérotation parallèle de cahiers de costumes et de cahiers de coiffures. Ces derniers figuraient de petites vignettes en vis-à-vis par 12 ou 16, d'une vente assurée pour des macédoines ou des feuillets d'almanachs. Il est indéniable que pour cette entreprise l'année charnière demeure 1781-1782, année d'arrêt de la Galeriesous sa forme reliée maisépoque de sa diffusion car nous avons retrouvé trois pages de titre datées de 1787, deux à la Pierpont Morgan Library dont voici le texte: «Galerie / des modes / et / costumes français / dessinés d'après nature / gravés par les plus célèbres artistes en ce genre / et coloriés avec le plus grand soin» puis un fleuron aux armes de France et en-dessous «A Paris / chez les sieurs Esnauts et Rapilly marchands d'estampes / rue St Jacques, à la ville de Coutances / M DCC LXXXI / Avec approbation et privilège du Roi». La troisième, à Munich, simplifiée porte «tome second». Si l'on remarque que lors du bilan de 1790 on considérait seulement les 33 premiers cahiers et dix séries de coiffures (correspondants à 1782), on reste perplexe sur les 36 cahiers suivants pourtant annoncés dans le Journal de la librairie au même prix de 3 # en blanc et 6 # en couleur.

Quoi qu'il en soit la présentation de ces cahiers utilise plusieurs formules: le genre galant pour les 19 cahiers de Watteau fils où l'accent est mis plus sur les attitudes des jeunes femmes que sur les vêtements, ou bien des formats réduits par l'impression de deux planches numérotées sur une même feuille pour les cahiers 53, 54, 56, 58, 59 et 61 et enfin de petites figures encadrées agrémentées d'éléments décoratifs tels que bonnets, rubans, gilets ou bottes (cahiers 50, 55, 63) qui évoquent les frontispices du Journal der Moden commencé en 1786.

On peut s'interroger aussi sur les dessinateurs et les graveurs de cette entreprise pour lesquels nous ne possédons pas de contrats. On sait qu'Esnault et Rapilly étaient liés à Jean Victor Dupin qui grava 194 planches de cette suite de 1778 à 1787 maisil est difficile de savoir si les dessinateurs travaillaient directement pour les libraires ou bien si leur dessin était reprisde deuxième main. Cinq noms sont inscrits sur les gravures, Claude-Louis Desrais, Pierre-Thomas Leclerc, J.-B. Martin, de Saint-Aubin, Watteaufils, or certains des dessins sont des remplois, notamment les costumes de théâtre de Martin parus vers 1760 et les trois cahiers de Grandes robes d'étiquette de cour de la France faisant suite aux costumes françaisdont les 18 dessins modèles datées 1778 existaient mais ont été redessinéset recoiffés à la mode pour leur gravure en 1787. Un simple comptage montre que sur les 364 planches signées, 149 sont de Leclerc, 121 de François Watteau et seulement 60 de Desrais, sollicité par ailleurs par Basset, puis en 1785 par Buisson pour les planches du Cabinet des modes.

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En fait l'importance de la Galeriese mesure surtout au nombre de ses contrefaçons et à son renom posthume. En dehors des copies en très petit format des almanachs de Gotha par Chodowiecki, des planches populaires de Letourmy à Orléans ou des in-folios documentaires de J. Nahboltz: «Collection de costumes français en habillemens à la mode et au théâtre dessinés par Mr. Leclerc, Desrais et autres maîtres à Paris, tirés de quatre fois plus grandes en cette petite forme / les grandes à Paris chez Esnauts et Rapilly rue St Jacques à la ville de Coutances» qui groupe seize vignettes de figures accouplées selon le style, c'est dans l'entourage du graveur Jean-Martin Will que l'on rencontre le plus grand nombre de copies. Willétaitun intermédiaire important entre les marchands de la rue Saint-Jacques et l'Allemagne et notamment Johan-Elias Haid d'Augsbourg qui publia des gravures en manière noire représentant des sujets de la Galerie des modessous des titres et avec un décor différents; Will lui-même ayant tiré une suite très soignée mais inversée de 141 planches connues portant l'adresse «A Augsbourg chez J.M. Will Fauxbourg S Jacques». Celle-ci eut aussi ses épigones en in-8º chez l'auteur ou chez Gleich... Toutes ces suites ont une numérotation propre. La notion de nouveauté en mode étant alors relative, quelques planches apparaissent plus tard dans des périodiques, ainsi la gravure nº 125 de 1779 est reproduite dans une livraison du Lady's Magazinede 1786 et quelques figures de Watteau illustrent le Journal der Moden de 1788.

L'intérêt pour les séries de costumes se poursuivant au XIXesiècle, les historiens citèrent très souvent «le Recueil d'Hénault». Des dessinateurs collaborateurs de journaux de mode comme Sorrieu et Compte-Calix en interprétèrent les figures pour des volumes primes d'abonnement et les Goncourt en illustrèrent l'édition de 1887 de La Femme aux XVIIIe siècle.La consécration vint enfin en 1911 avec l'ouvrage de Gaston Schefer, Documents pour l'histoire du costume de Louis XV à Louis XVIIIqui reproduit en fac-similé 61 planches de la Galeriebientôt suivi en 1912 de la grande édition de 325 planches en quatre portefeuilles de douze livraisons par Paul Cornu, avec une introduction historique, une table de concordance avec l'édition originale et un glossaire. En 1956 une sélection de 24 planches, avec un texte de Roger-Armand Weigert a encore paru chez Rombaldi.

Après la liste détaillée établie par René Colas en 1933, Raymond Gaudriault a donné le dernier repérage des gravures dans son Répertoire de la gravure de mode française des origines à 1815, Paris, 1988. Ces bibliographies permettent de voir plus clairement ce qui fait vraiment partie de la Galerie car si l'on en juge par les dix-sept collections conservées dans divers lieux que nous avons consultées, on s'aperçoit que les acheteurs, même dans les reliures anciennes, en ont usé selon l'habitude de «truffage» des collectionneurs, y insérant non seulement des dessins préparatoires mais aussi des cahiers d'ornements et presque toujours des planches des habillements de Basset, l'inséparable rival des deux libraires.

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The gallery modes, great series of engravings with texts, published by Jacques and Michel Esnault Rapilly is often considered the first illustrated fashion magazine although rather a series of prints grouped into volumes of books divided into six or three plates, comparable to many collections of embroidery, jewelry, vests or reasons for the study of the design that stores commonly sell prints.
Originally from Normandy, and Esnault Rapilly reported in Paris in 1768 as suppressors associated settled Rue Saint-Jacques in The Cross of Lorraine, before opening the house in the city of Coutances, where they held a successful trade prints, as evidenced by the 45 000 # Rapilly goods in 1787 when she married the daughter of his partner and the balance of bankruptcy of February 20, 1790 where debts rose to 208 to 550 # 212714 # from passive. Rapilly died in 1797, his wife continued the business with his father until about 1804.
Defendants in many lawsuits to "hold a public warehouse of counterfeit" they nevertheless presented April 22, 1778 for a claim of privilege "to print and give the public the composition of French fashions for themselves and their heirs in perpetuity" (BN, ms. f. fr. 22002). This vague formula allowed them to include any suit or matter approaching it either Costumes French books for hairstyles, including the first two are announced in the April 4, 1778 issue of the Journal of the library, or the Coronation Voltaire on the stage, subject to a sensational trial against Andre Basset April 1779 (AN, Y 576), equipped with a No. 100 during the proceedings for incorporation in the latter Costumes French.
Since about 1770, engravers, booksellers hairdressers and palliated the lack of fashion magazine illustrated by the publication of boards of hairstyles, whether in the form of small almanacs such as those of hairdresser Davault reissued and expanded from 1771 to 1780, or those published by Desnos who form a small collection of fifteen volumes of modes in 1782, not to mention the First Suite of prints for use in the history of manners and dress of the eighteenth century French Freudenberg on an idea by Eberts, followed of the Second Suite by Moreau the Younger in 1777, the quality was a cultivated public. Then qu'Esnault Rapilly and take this privilege to enter the lists on a market that looks promising. They should know that their colleague has asked Valade July 2, 1777 a mere three years Permission to publish by subscription a manual toilet, that is to say four boards each of thirteen books to be published every three months and were carved from March 1777 to December 1778 in shipments of Sunday Leaf untitled then Indicator Leaves edited by Jean-Jacques Tutot in Liege, which Valade was the representative for France.
Their business was in fact the synthesis of the topic initiated by the almanacs and the quality of design and engraving suites modes Moreau the Younger. The first six books that bundle four hairstyles board resumed sometimes Davault creations from 1776 to 1778, because it is covered by a perpetual lien until 28 November 1778. These hairstyles are finely drawn but not signed, they can not be attributed to Claude-Louis Desrais rather than Pierre Thomas Leclerc, both designers patterns and ornaments. Not until the third book that mentions the corresponding privilege in late August 1778, gold in May, the widow asked Avaulez a privilege for which we know means two sets of twelve plates in- 8 º: Following new French fashions since 1778 until now drawn from nature by LC Desrais. This example has probably convinced our two booksellers to present sequences of clothing from their 7th book, the boards are not only provided a detailed letter also signed by the name of illustrator and writer. Gold theft of 42 sheets of these seven books at the printer Fausseret (AN, Y 11094, 5-7 December 1778) convinced Rapilly Esnault and print at Grange, and together these books costumes in a bound volume, what appears in the title of the first board (No. 79) Brief of the 14th French costumes, 8th Suite fashionable raiment, Ie Ie Workbook for volume, this last detail has been followed for bookbinding, old, of some collections, and the Bayerische Staatsbibliothek in Munich. That's when we use the word gallery in the title inscribed on the frontispiece decorated, and April 25, 1779 the censor allowed publication of "16 books in six leaves forming a general description of frontispiece with the 17th book." Armed with this Rapilly Esnault and were further five days later, on April 30, Basset accused of copying 192 sheets (AN, Y II. 905). The result was an exchange of lampoons and a ruling in favor of two associates December 14, 1779. These were taken as the defender lawyer William Francis Roger Mole, the anonymous author of the explanation of books (BN, 4 Fm II º 688) Basset but could not forgive them for obstructing the success of the Manual Valade toilets that had resumed in 1778 and in his reply, printed in the same Valade (the part that was in the collection is Rahir Library of Victoria and Albert Museum in London), he accused them of not obtaining "a privilege in 1778 but for a gallery for a collection of French fashions of their composition. They would have done better represent only mannequins dressed in fashionable and not genre scenes such as the six planks attached to the document as evidence: "The relaxations of the Bois de Boulogne, the little mother, etc. ... .
This record probably changed policy because of thetwo booksellers, Basset attacking directly obtaining January 30, 1780 privilege (BN, ms. F. fr. 22,002) for a collection of modern and raiment gallants including princes and raiment Lords, it is only December 16 to obtain the approval of the second volume, while in April, 138 boards were already printed, however the book is really regarded as "The Gallery of French fashions, second volume, "signed with a description of Mole and especially a notice stating their intention to comply with requests from the public, indicating that the modes of this second volume" extend into the fall of 1780 and have been in vogue since the publication of the first "and that if they escaped any article they inserted in the third volume. The latter effect is indicated on the first plank of the 36th Book of French costumes, 28th Suite fashionable raiment, 1e Workbook for the 3rd volume. One which incorporates the choice of the 2nd volume (14th book) with the representation of the royal family is in competition with the first book published by Basset and therefore the books were no longer united by volume or accompanied by a text. Moreover, they emphasized caution in their notice that their "purpose is to not only gather but also ways to make them known as soon as they are hatched," they continue to "distribute the book by book. Thus, this publication takes a periodic form, followed by its number of booklets, suites and boards until the end of 1787. It's a bit what the author of The Praise of coeffures (BHVP, 10,988) suggested describing the hairstyles of the 39th book of 1781 (pl. 223-228) as the "Library fluttering ladies where we give all month, a new edition, revised, corrected and augmented with an extensive table of contents that is sold in Rapilly St Jacques. "
Nevertheless, the difficulties encountered by the publishers then translate to uncertainty in the order of the suites and there are two other books and 39a, a portrait of the 1760s (pl. 247-252) and another ( pl. 253-257) modes of 1784 byFrançois Watteau. Besides, they then proceed to a parallel numbering of books and notebooks costumes hairstyles. These included small thumbnails vis-à-vis by 12 or 16, secured a sale for salads or sheets almanacs. It is undeniable that this company remains the pivotal year 1781-1782, year-off of the Gallery as it connected but time of its release because we found three title pages dated 1787, both at the Pierpont Morgan Library which reads: "Gallery / modes / and / costumes French / drawn from nature / engraved by the most famous artists in this genre / and colored with great care" and a jewel of arms of France and in- below "A Paris / in several Esnauts Rapilly and print dealers / St Jacques in the town of Coutances / M DCC LXXXI / With Approval privilege and the King." The third, Munich, simplified door "second volume". If you notice that during the balance of 1790 we saw only the first 33 books and ten sets of headgear (corresponding to 1782), we remain puzzled about the 36 books following yet announced in the Journal of the library at the same price of 3 # 6 # and white in color.
Whatever the presentation of these books uses several forms: the kind gentleman for the 19 books of Watteau son where the emphasis is more on the attitudes of young women than on clothing, or reduced formats by impression of two numbered plates on one sheet for books 53, 54, 56, 58, 59 and 61 and finally small framed figures embellished with decorative elements such as bonnets, ribbons, jackets and boots (50 books, 55 63) reminiscent of the frontispiece of the Journal der Moden began in 1786.
One can also wonder about the designers and engravers of the company for which we do not have contracts. We know qu'Esnault Rapilly and were related to John Victor Dupin 194 engraved plates of this series from 1778 to 1787 but it is unclear whether the designers worked directly for booksellers or if their picture was taken at second hand. Five names are on the engravings, Claude-Louis Desrais Pierre Thomas Leclerc, JB Martin, Saint-Aubin, Watteau son, or some of the designs are reused, including theatrical costumes by Martin appeared to 1760 and the three books Great dresses court etiquette of France following the French costumes including 18 drawings dated 1778 models exist but have been redesigned and restyled fashion for engraving in 1787. A simple count shows that of the 364 plates signed, 149 are Leclerc, 121 Watteau and François Desrais of only 60, also sought by Basset, then in 1785 by Bush to the boards of the Office of the modes.
In fact the importance of the Gallery have been primarily among his forgeries and his posthumous fame. Apart from the very small size copies of almanacs by Chodowiecki Gotha, planks popular Letourmy Orleans or folios documentaries J. Nahboltz "Costume Collection raiment in French fashion and theater designed by Mr. Leclerc, Desrais and other masters in Paris, from four times larger in this small form / large home in Paris and Esnauts Rapilly St Jacques the town of Coutances "that group of sixteen vignettes figures coupled by style, it is in the entourage of the engraver Jean-Martin Will we meet the greatest number of copies. Will was an important intermediary between the merchants of the Rue Saint-Jacques and Germany in particular Johan EliasHaid of Augsburg which published mezzotint engravings representing the subjects of the gallery modes with titles and with a different decor ; Will himself has drawn a very neat but later reversed by 141 known plates bearing the address "in Augsburg in Fauxbourg S Jacques JM Will." It also had its followers in in-8 º from the author or in Gleich ... All these suites have own numbering. Novelty mode then being on some boards appear later in periodicals, and burning No. 125 of 1779 is contained in a delivery of theLady's Magazine from 1786 and some figures of Watteau illustrate Journal der Moden 1788.
Interest in the continuing series of suits in the nineteenth century, historians have often quoted from the "Compendium of Henault." Collaborating designers fashion magazines like In-Calix Sorrieu and interpreted in the figures for volumes premium subscription and illustrated the Goncourt prize in the 1887 edition of The Woman in the eighteenth century. The consecration came at last in 1911 with the work of Gaston Schefer, Documents for the history ofcostume from LouisXV to Louis XVIII, who reproduced in facsimile plates 61 of the Gallery soon followed in 1912 by the great edition of 325 plates four portfolios of twelve deliveries by Paul Cornu, a historical introduction, a concordance with the original edition and a glossary. In 1956 a selection of 24 plates, with text by Roger-Armand Weigert has also appeared in Rombaldi.
After a detailed list established in 1933 by René Colas, Raymond Gaudriault gave the final identification of prints in its Directory of French fashion plate from its origins to 1815, Paris, 1988. These bibliographies can see more clearly what is really part of the gallery because if we judge by the seventeen collections in various places we visited, we see that buyers, even in old bindings , have spent as usual to "spike" of collectors, inserting not only preparatory drawings but also books and ornaments almost always boards apparels Basset, the inseparable two rival booksellers.

Source : http://c18.net/dp/dp.php?no=483 http://www.mfa.org/