Canalblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

The Fashion Institute

Publicité
31 mars 2011

Carven

C'est parce qu'elle se trouvait trop petite que Carmen de Tommaso décida de créer ses propres vêtements. En 1945, encouragée par ses amies, elle installe sa maison de couture au Rond Point des Champs-Elysées qu'elle baptise Carven, évoquant ainsi son prénom et le nom de sa tante, Madame Boyriven.

 

robe_du_soir_1938

 


Selon une expression du journaliste Lucien François " la plus petite des grands couturiers " impose alors un vocabulaire nouveau où la jupe sans histoire, le tailleur sans souci, la petite robe sans prétention auront droit de cité.
A plus d'un égard celle qui fit de la rayure verte et blanche un signe de reconnaissance unanime saura se situer du côté des créations réalistes plutôt que vers une couture de haut style, inadaptée parfois à la vie quotidienne. 

 

148096_fr_histoire_h

 


Au delà de cette mode toute en simplicité, Carven, en jouant d'un passeport de sympathie qu'elle promène de ville en ville, participera avantageusement à offrir une vision infiniment plus démocratique du créateur et à casser le moule du couturier dictateur qui est encore en usage, préfigurant, par là, le portrait des générations de stylistes à venir. 
Carven crée une mode à son image, jeune, désinvolte, mais aussi proche des femmes qu'elle habille. Dès 1945, l'utilisation de la célèbre rayure verte et blanche et le vichy rose apportent une note rafraîchissante, que l'on retrouve dans ses parfums : Ma Griffe (1946) et Vétiver (1957). Carven puise également son inspiration dans des exotismes réels ou imaginaires. Autant d'arguments qui font de la mode de Carven le gardien fidèle d'une insouciance précieuse qu'il convient de protéger et de regarder à nouveau .

carven_1960 

La garde-robe nouvelle dessinée par Carven joue entre épure et économie d'artifice. Formée à l'Ecole des Beaux-Arts puis auprès de son beau-frère, l'architecte Robert Mallet-Stevens, Carven se préoccupe davantage de l'étude des proportions que de l'ornementation. Par le jeu de la coupe, Carven fait naître les centimètres qui font défaut aux petites femmes et abolit les rembourrages excessifs. Aux " girafes de luxe " elle répond par des robes légères et vivantes. Les tailles s'étranglent par la succession de pinces, les épaules menues s'allongent sous l'effet de " mancherons ". Les décolletés regorgent de malice ; les dos jouent de mille espiègleries. A cela s'ajoute la préoccupation constante de sauvegarder le confort de chaque tenue. Aussi dès ses débuts, des modèles réalisés pour la pratique des sports ponctuent chaque collection. 

Carven_First_Dress

 

 L'intrusion du naturel se fait sentir jusque dans l'utilisation des tissus ethniques (boubous africains ou batiks) que Carven est la première à utiliser dans les années 1950 ; dans les broderies de raphia et de coton (le jour comme le soir) et dans les motifs empruntés aux inspirations folkloriques. Souvent figuratives, animalières ou florales, les saynètes disposées en frise naïve renouvellent les thématiques textiles. Pour la voyageuse insatiable qui présente ses collections dans les plus grandes capitales (Madame Carven a fait plusieurs fois le tour du monde) ses créations sont autant de souvenirs qu'elle intègre à son vestiaire fantastique.

photofile_name

 Because she was too small as Carmen de Tommaso decided to create her own clothes. In 1945, encouraged by her friends, she set up her couture house at the Rond Point des Champs-Elysees it calls Carven, evoking her name and the name of her aunt, Mrs. Boyriven.
In the words of journalist Lucien Francois "the smallest of the great couturiers" requires a new vocabulary, so that the skirt without history, without regard to the tailor, the unpretentious little dress will have right of citizenship.
On more than one respect that which made the green stripe and white sign of unanimous recognition will be on the side rather than realistic creations to a high-style fashion, sometimes inadequate to everyday life.
Beyond this mode in all simplicity, Carven, playing for a passport of sympathy she wanders from town to town, will advantageously provide a much more democratic vision of the creator and break the mold of fashion dictator who is still in use, foreshadowing thereby, the portrait of generations of designers to come.
Carven creates a fashionable image, young, casual, but also close to the women she dresses. By 1945, the use of the famous green and white stripe and pink gingham make a refreshing note, found in its flavors: Ma Griffe (1946) and Vetiver (1957). Carven also draws its inspiration from the exotic real or imaginary. Many arguments that make the fashion faithful guardian of the Carven reckless precious to be protected and look again.
The dress "carefree," the suit "without history"
The new wardrobe designed by Carven played between economy and purifies fireworks. Trained at the Ecole des Beaux-Arts and then with his brother, architect Robert Mallet-Stevens, Carven is more concerned with the study of the proportions of ornamentation. In the game of cutting, Carven raises the centimeters that are lacking for small women and abolishes the excessive padding. To "giraffe luxury" she responds with light dresses and vibrant. Sizes strangled by a succession of clips, shoulder pocket stretch under the effect of "sleeves". The necklines are full of malice, the backs play a thousand tricks. Then there is the constant concern to preserve the comfort of each outfit. Also since its inception, models made for sports punctuate each collection.

 
The intrusion of the natural is felt even in the use of ethnic fabrics (batik tunics or African) and Carven is first used in the 1950s; embroidery in raffia and cotton (both day and evening) and motifs in the folk inspirations. Often figurative, animal or floral, sketches arranged in a frieze naive renew thematic textiles. For the insatiable traveler presents his collections in major capitals (Madame Carven made several times around the world) his creations are all memories that integrates with its fantastic wardrobe.
 

Publicité
31 mars 2011

Madeleine Vionnet

Madeleine Vionnet, née à Chilleurs-aux-Bois le 22 juin 1876 et décédée à Paris le 2 mars 1975, est considérée comme l'une des plus grandes couturières françaises et comme celle qui a le plus influencé la mode du XXe siècle.

madeleine_vionnet

La Maison de couture Vionnet a été fondée à Paris en 1912 puis à New York en 1924.

Sa maison de couture ouvrit en 1912, mais ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale qu'elle connut le succès. Elle est l'inventrice de la coupe en biais et du drapé que personne, depuis, n'a su maîtriser avec autant de perfection. Technicienne hors pair, elle a su mettre son génie au profit du corps des femmes et de leur bien-être.

Née le 22 juin 1876 à Chilleurs-aux-Bois (Loiret), fille de Jean Baptiste Abel Vionnet - gendarme - et de Marie Rosalie Henriette Gardembois. À 5 ans, elle s'installe avec son père nommé receveur d'octroi à Aubervilliers. À 12 ans, elle travaille chez la femme du garde champêtre du petit village où elle vit. À 16 ans, elle monte à Paris où elle entre comme apprentie chez Vincent, rue de la Paix. À 18 ans, elle se marie, et à 20 ans elle souffre de la mort de sa jeune fille. Alors que le XIXe siècle n'est pas terminé, elle se conduit en féministe avant la lettre en prenant la décision de quitter à la fois son travail, son mari et son pays. Sous prétexte d'apprendre l'anglais, elle traverse la Manche et se fait engager comme couturière dans un asile d'aliénés puis chez une dame, Kate Peilly [1] qui habille les Britanniques de la bonne société en copiant des modèles venus de Paris. Là, Vionnet assimile non seulement la technique des grands tailleurs britanniques mais aussi découvre la façon dont les œuvres peuvent être copiées plus ou moins bien sans que personne ne s'en émeuve. En 1900, fascinée par Isadora Duncan et ses formes libres, elle explore l'art du drapé qu'elle maîtrisera si bien que l'année suivante elle est engagée comme première dans une des plus célèbres maisons du Paris de l'époque, aujourd'hui tombée dans l'oubli : les sœurs Callot. " Grâce aux sœurs Callot, dira-t-elle, j'ai pu faire des Rolls-Royce. Sans elles j'aurai fait des Ford ". Puis c'est au tour de Jacques Doucet de faire appel à elle. C'est chez lui que dans toutes les créations qu'elle fera, elle supprimera définitivement l'usage du corset. Plus qu'une mode : une révolution. Car, soit dit en passant, c'est bien elle et non Paul Poiret qui a mené cette révolution-là.

robe_du_soir_1938

En 1912, devant l'immense succès que ses créations chez Doucet remportent, elle ouvre au 222 rue de Rivoli, sa propre maison où le tout Paris commence à se presser. Deux ans plus tard la Première Guerre mondiale lui fait fermer sa maison, ce qui ne veut pas dire qu'elle cesse de travailler. Les modèles des années 1917 à 1919 sont parmi les plus audacieux qu'elles aient construits. De 1920 à 1930, elle donnera libre cours à sa passion des fleurs à travers des jupes corolles et surtout des amas de roses en bandeaux, en colliers, en guirlandes, toujours somptueusement parsemées sur des capes ou des cols. À la même époque l'invention du biais et la façon dont Madeleine Vionnet en défendra la maternité devant les contrefacteurs restent inscrites à tout jamais dans la mémoire de la mode. Elles furent l'occasion d'un historique procès. Elle gagnera. À dater de ce jour, elle mettra au point un système de copyright qui fait encore référence. " Non seulement, dit elle, j'appose sur chaque modèle sorti de chez moi ma griffe et un numéro de série mais aussi mon empreinte digitale. Je donne aussi le nom des personnes que j'autorise officiellement à copier mes œuvres à plusieurs exemplaires ". C'est ainsi qu'elle constituera une inestimable collection d'archives où chacun de ses modèles est photographié de face, de dos et de profil. Dans les années 1920, toute la presse spécialisée la porte aux nues. On voit ses modèles sur la Duchesse Sforza, sur Madame de Vilmorin, sur Liane de Pougy. Dans le même temps, elle s'installe avenue Montaigne et collabore à la décoration des Galeries Lafayette dont elle veut faire un temple de la mode. Plus que des robes, ses créations deviennent de véritables architectures à draper selon un rituel de gestes précis. Elle avait l'habitude de travailler sur un petit mannequin de bois peint sur lequel elle créait toutes ses toiles en modèles réduits. Elle gardera cette célèbre petite figurine dans sa chambre jusqu'à la fin de ses jours et s'en servira pour expliquer aux visiteurs curieux, les différentes étapes de son travail. Bien que n'ayant pas le goût du luxe, elle aimera s'entourer des plus beaux objets de son temps. Sa maison de vacances, la " Maison blanche " deviendra un véritable temple du bon goût et de la modernité avec des sièges de Chareau, de Franck, de Jourdain, de Herbst, de Dunand.

1811787703_794503e629

Alors qu'elle est au sommet de sa gloire, le jour où commence la Seconde Guerre mondiale, elle prend sa retraite. Le 17 août 1939, elle écrit : " On attend actuellement le 24 ou le 27 août -Nuremberg- comme si des lèvres du Fürher devait sortir la paix ou la guerre. Il en sortira d'autres mensonges ou folies, car, à mon avis, aucun cerveau humain n'est en ce moment assez puissant ni assez clair pour être à la hauteur du chaos actuel... " En décembre 1940, la maison Vionnet est mise en liquidation à l'hôtel Drouot. Tout le monde est licencié. Il restait à Madeleine Vionnet plus de trente années à vivre. Qu'allait-elle en faire ? Elle qui avait travaillé toute sa vie comme une forcenée, partagera désormais son temps entre la culture de son jardin, l'observation de la nature et l'écriture d'une correspondance très belle et très authentique qu'elle adresse à son ancienne première et à Liane de Pougy. Son seul lien avec la couture consistera à donner des cours à l'école "de la rue Saint Roch" (Les Écoles de la Chambre Syndicale de la couture parisienne) où se transmettent toujours les bases de sa technique de coupe et la riche tradition Haute Couture dont elle héritait, à des élèves d'origines internationales. Elle va confier l'ensemble des modèles qu'elle a conservés, ses albums de copyrights et huit cent toiles de patrons à son ami François Boucher qui, dès 1952, veut créer à Paris le Musée du Costume. Au soir de sa vie elle écrira : " L'important c'est d'arriver à vivre et à travailler tel qu'on est, en pleine vérité, en somme à s'imposer, mais il faut qu'il y ait en soi de quoi le faire. Que de gens s'ignorent toute leur vie et courent après eux mêmes... Il faut toujours se dépasser pour s'atteindre... Toujours lutter au fond, c'est passionnant... c'est la force de résistance qui soutient le mieux. Elle seule dépend de vous." C'est pour cette force de résistance et pour tout le reste que Madeleine Vionnet reste encore et toujours un exemple.

Elle est enterrée, auprès d'officiers russes, dans le cimetière de la commune de La Chassagne (Jura), village d'où était originaire son père.

Des anciens de ses ateliers de plus de 800 ouvriers naîtront les célèbres maisons de couture de Jacques Griffe, Marcelle Chaumont, Charles Montaigne, et Mad Carpentier.

vionnet1

 
Madeleine Vionnet, born Chilleurs-aux-Bois 22 June 1876 and died in Paris March 2, 1975, is considered one of the largest French seamstresses and as one who has most influenced the fashion of the twentieth century.
The fashion house Vionnet was founded in Paris in 1912 and then to New York in 1924.
Her fashion house opened in 1912, but only after the First World War it enjoyed success. She is the inventor of the bias cut and drape that nobody since has mastered with so much perfection. Outstanding technician, she has put his genius for the benefit of women's bodies and their well-being.
Born June 22, 1876 at Chilleurs-aux-Bois (Loiret), daughter of Jean Baptiste Abel Vionnet - Constable - Rosalie and Marie Henriette Gardembois. At age 5, she moved with her father named recipient of grant in Aubervilliers. At 12, she worked for the wife of policeman of the village where she lives. At 16, she moved to Paris where she joined as an apprentice at Vincent, rue de la Paix. At 18, she married, and 20 years she suffered the death of his young daughter. While the nineteenth century is not over, it behaves like a feminist avant la lettre by taking the decision to leave both her job, her husband and her country. Under the pretext of learning English, she crossed the Channel and was hired as a seamstress in a lunatic asylum and a lady, Kate Peilly that dresses a good British company by copying models from Paris. There Vionnet equates not only technical but also great British tailors discovers how the works can be copied more or less no one will be moved. In 1900, fascinated by Isadora Duncan and free forms, she explores the art of draping so that they will master the following year she was hired as the first in the most famous houses of Paris at the time, today ' hui forgotten: the Callot sisters. "With the Callot sisters, says she, I could make Rolls-Royce. Without them I made Ford. Then it was the turn of Jacques Doucet to use it. His own backyard in all creations it will, it will permanently remove the use of the corset. More than fashion: a revolution. For, by the way, she's not Paul Poiret who led that revolution.
In 1912, before the immense success of his creations at Doucet wins, it opens at 222 Rue de Rivoli, his own house where all Paris begins to press. Two years later the First World War made him close his house, which does not mean it stops working. Model years 1917 to 1919 are among the more daring they have built. From 1920 to 1930, she gave free rein to his passion for flowers through the corolla and skirts mostly in clusters of pink headbands, necklaces, garlands, always lavishly sprinkled on caps or collars. At the same time the invention of the bias and how to defend Madeleine Vionnet counterfeiters before the maternity remain registered forever in the memory of fashion. They were an opportunity for a historic trial. She will win. From that day, she will develop a copyright system that still relies. "Not only, she said, I affix on each model came out of my shoe and my serial number but also my fingerprint. I also give the names of people officially authorize to copy my works on several pieces" . Thus it will be an invaluable archival collection where each model is photographed from the front, back and side. In the 1920s, the entire press the door to the skies. We see his models on the Duchess Sforza, on Madame de Vilmorin on Liane Pougy. At the same time, she moved avenue Montaigne and collaborating on the decoration of the Galeries Lafayette where she wants to make a temple of fashion. More than just dresses, her creations are truly architectures drape according to a precise ritual gestures. She used to work on a small painted wooden dummy on which she creates her paintings in all models. It will keep that famous figurine in his room until the end of his days and will use it to explain to curious visitors, the various stages of its work. Although not the taste of luxury, she will love it obtains the most beautiful objects of his time. His holiday home, the "White House" will become a true temple of good taste and modernity with seats Chareau, Franck, of Jordan, Herbst, Dunand.
While she was at the peak of its glory, the day World War II begins, she is retiring. On 17 August 1939, she wrote: "We currently expect 24 or 27 August-Nuremberg-like lips of the Führer was to leave the peace or war. It will come out more lies or nonsense, because in my opinion no human brain is now powerful enough nor clear enough to be at the height of the current chaos ... "In December 1940, the house Vionnet is liquidated at the Hotel Drouot. Everyone is fired. It remained to Madeleine Vionnet over thirty years to live. What would she do? She, who had worked all his life as a frantic, now divides his time between the culture of his garden, nature watching and writing a corresponded very beautiful and very true to his old address it first and Liana of Pougy. His only link with fashion is to teach in schools "in the Rue Saint Roch" (Schools of the Chambre Syndicale in Paris couture) which still pass the foundation of his technique of cutting and rich tradition High Couture inherited it, to students of international origin. It will give all the models it has retained its copyrights albums and eight hundred paintings by masters to his friend François Boucher, 1952, Paris wants to create the Museum of Costume. On the evening of her life she wrote: "The important thing is to come to live and work as it is in full truth, in short, to prevail, but there must have in itself what to do. So many people ignore each other all their lives and run after themselves ... We must always exceed s'atteindre ... Always fight for the bottom, it's exciting ... it's resistance force that supports the best. It only depends on you. " For this resistance force and everything else that Madeleine Vionnet still and always an example.
She is buried with Russian officers in the cemetery of the town of La Chassagne (Jura), the village where his father was born.
Alumni his workshops more than 800 workers were born the famous couture houses of Jacques Griffe, Marcelle Chaumont, Charles Montaigne, and Mad Carpentier.


31 mars 2011

2:55 Chanel

Le 2-55 a été dessiné par Coco elle même en février 1955, d'où son nom qui peut déconcerter : 2-55. Le matelassé est inspiré des vestes des Jockeys de l'époque.
Ses caractéristiques : matelassé, de forme rectangulaire il a un fermoir rectangulaire lui aussi que l'on appelle "fermoir Mademoiselle", discret il n'a aucun logo apparent. Il n'est plus produit depuis la naissance du Classic Timeless, le 2-55 repensé par Karl Lagerfeld, ce qui en fait une vraie pièce rare.

 

Chanel_2_55_Reissue_Flap_Bag

gfh

Le Classic Timeless quant à lui est moins discret mais toujours aussi élégant. Ce qui change : Principalement le fermoir qui est un logo Chanel, deux c entrelacés, et remplace le fermoir rectangulaire du 2-55. Plus bling bling, il est sorti dans les années 80 période où il faisait bon de se parer de nombreux logos.

Il existe depuis 2005 une réédition du 2-55, sortie pour fêter ses 50 ans, mais il est différent de l'original puisque la chaine a changé : Karl Lagerfeld a décidé d'opter pour une chaine plus proche de celle qui aurait inspiré Gabrielle Chanel lors de la création du sac : les chaines des portes de l'orphelinat dans lequel elle a été élevée. La chaine n'est plus entrelacée de cuir mais existe toujours en version or et version argent.

chanel_255

The 2-55 was designed by Coco herself in February 1955, hence its name which can be disconcerting: 2-55. The quilting is inspired by the jackets of jockeys at the time.
Its features: padded, rectangular has a rectangular clasp also known as "Miss clasp, " it has no discreet logo visible. It is no longer produced since the birth of the Timeless Classic, the redesigned by Karl Lagerfeld 2-55, making it a true rarity.
The Timeless Classic about him is less discreet but still elegant. What will change: Mainly the clasp which is a Chanel logo, two interlocking c, replacing the rectangular clasp 2-55. More bling bling, it came out in the 80s period when he did well to parry a number of logos.

It exists since 2005 a repeat of 2-55, exit to celebrate its 50 years, but it is different from the original chain has changed since Karl Lagerfeld decided to opt for a chain closer to that which would have inspired Gabrielle Chanel during the creation of the bag: the chains of the gates of the orphanage where she was raised. The chain is no longer interlaced leather version but still exists in gold and silver version.

31 mars 2011

Anne-Marie Beretta

Anne-Marie Beretta a été qualifiée d’architecte du vêtement. Collections après collections, la créatrice a porté toute son attention sur la technique rigoureuse qui lui permet d’obtenir le trait épuré, stylisé qui la caractérise si bien. (...) En 1965, styliste pour la société Pierre d’Alby, elle crée avec succès des manteaux d’été en lin terre. A partir de 1967, elle s’exerce dans le cuir et les peaux lainées chez Mac Douglas avec qui elle collabore pendant 20 ans. Parallèlement, chez Ramosport dès 1968, elle renouvelle le vocabulaire formel de l’imperméable, ce qui lui vaut d’être sacrée « reine de la pluie » par la presse américaine.

annemarieberetta77

En 1978, elle devient fidèle du groupe de prêt-à-porter italien Max Mara. Anne-Marie Beretta, qui a fondé sa propre griffe en 1975 fait montre de concentration dans tout ce qu’elle entreprend. Elle appréhende le corps comme une sculpture en mouvement et l’accompagne de volumes épurés, aux coupes et aux montages élaborés.

5488339b2e09c09e4ddf0e42cb767a47

Pour l’automne hiver 1979-80, elle réalise des manches « coudées », puis pour l’automne hiver 1980-81, des pantalons « genouillés » qui gardent l’empreinte du corps et du geste inaugurant un axe de recherche pour toute une profession.

4e64c68123e7d12d225d1e974c0f6b3d

Les mêmes pantalons raccourcissent abusivement pour créer au printemps été 1987, une allure Tintin qui sera appréciée. La plus japonaise des créatrices françaises s’est distinguée par le goût des structures fortes qui évacuent tous détails superflus. Elle se révèle également virtuose dans les drapés qu’elle dompte jusque dans les tissus lourds et masculins.

beretta_664_1980_stevehiett2_1

Anne-Marie Beretta has been qualified as an architect of the garment. Collections after collections, the designer has focused his attention on the disciplined technique that allows him to get the feature sleek, stylized that characterizes so well. In 1965, a stylist for the company Pierre d'Alby, it successfully creates coats summer linen land. From 1967, it operates in the leather and shearling at Mac Douglas, with whom she worked for 20 years. Similarly, among Ramosport in 1968, it renews the formal vocabulary of the raincoat, which earned him sacred "Queen of the Rain" by the American press. In 1978, she became a loyal group of ready-to-wear Italian Max Mara. Anne-Marie Beretta, who founded his own label in 1975 demonstrated concentration in everything she undertakes. (...) She embraces the body as a sculpture in motion and accompanying volumes purged, cuts and packages developed. For Fall Winter 1979-80, she directed the sleeves "cubits" and for fall winter 1980-81, the pants "geniculate" who keep the imprint of the body and gesture, inaugurating a research focus for a profession. The same pants shorten abused to create the spring-summer 1987, a pace that Tintin will be appreciated. The most Japanese of French designers was distinguished by the taste of strong structures which evacuate all unnecessary details. It also reveals a virtuoso in the draped it tames even in heavy fabrics and male.

31 mars 2011

Liberty

C'est à l'aube du 20ème siècle, qu'un apprenti drapier du nom d'Arthur Lasenby Liberty donne naissance au désormais célèbre imprimé Liberty. En 1875, ce globe-trotter amoureux des couleurs et des produits d'Asie ouvre un magasin de tissu sur Regen Street, à Londres. Il le baptise "Liberty of London" et y vend toutes sortes de marchandises venues d'Orient : porcelaines et soierie chinoises, tissus indiens, éventails japonais... Le succès est immédiat. Aujourd'hui encore, la colossale et superbe bâtisse à colombages surplombe l'avenue, paradis du shopping british. 

Betsy

Une décennie passe. En 1884, Arthur Liberty développe alors le "Liberty" : un tissu délicat, si fin qu'il se confond avec la soie et laisse apparent le motif aussi bien sur l'endroit que sur l'envers. L'imprimé est subtil, discret, jamais criard, parfois naïf. Les motifs, nés d'une alliance raffinée de douze à dix-huit couleurs, se fondent les uns sur les autres.A l'origine, le Liberty est donc une marque anglaise de tissu. Par abus de langage, on l'emploi aujourd'hui au sens large de motif, pour désigner un imprimé fleuri. Revisité à l'envie et rejoué sans modération, il s'imprime désormais sur toutes les matières, mélanges de coton, laine, crépon ou mousseline. 

lib

En 1900, une succursale s'implante à Paris et rayonne dans toute la capitale. Paul Poiret en achète pour égayer ses collections. Puis dans les années 60, c'est Yves Saint Laurent qui succombe au romantisme de l'imprimé.Cacharel , créée en 1962 par Jean Bousquet, reste la maison qui a véritablement contribué à la gloire du Liberty en France. A la fin des années 60, le créateur démocratise l'imprimé avec son fameux chemisier à fleurs, qui devient le best-seller de la marque. S'ensuivent une panoplie de tuniques à smock et de charmantes robes tabliers. En 2009, pour fêter dignement ses 50 ans, la griffe a réédité les nombreux modèles de l'époque : débardeurs, robes, jupes, bikini, short, bandeau... 

Depuis quelques années, les tendances de l'été font la part belle au romantisme juvénile du Liberty. De nombreux créateurs comme Marc Jacobs , Nicolas Ghesquière chez Balenciaga , ou encore Isabel Marant avec ses mini jupes et vestes matelassées, ont joué la carte de la fraîcheur. Tandis, que la marque Sessun a mis à la portée de toutes l'imprimé avec une panoplie de robes courtes et légères.

v

 

At the dawn of the 20th century, an apprentice draper named Arthur Lasenby Liberty gave birth to the now famous Liberty print. In 1875, the globe-trotter who love colors and products in Asia opened a fabric store on Regen Street in London. He called it "Liberty of London and sells all kinds of goods from the Orient: Chinese porcelain and silk, Indian fabrics, Japanese fans ... The success was immediate. Even today, the huge and beautiful timber-framed building overlooks the avenue, british shopping paradise.
A decade passes. In 1884, Arthur Liberty then developed the "Liberty": a delicate fabric, so thin that it blends with silk and leaves the apparent pattern on both the place inside out. The print is subtle, discreet, never shrill, sometimes naive. The reasons, born of an alliance of refined twelve to eighteen colors, based on each Autres. Originally, the Liberty is a UK brand of tissue. By abuse of language we use today in the broad sense of reason, to designate a floral print. Revisited at the envy and replayed without moderation, it now prints on all subjects, cotton blends, wool, crepe or chiffon.
In 1900 sets up a branch in Paris and radiates across the capital. Paul Poiret buys to brighten its collections. Then in the '60s, Yves Saint Laurent, who succumbed to the romanticism of print. Cacharel, founded in 1962 by Jean Bousquet, rest home that really contributed to the glory of Liberty in France. In the late '60s, the creator democratized print blouse with its famous flower, which became the bestseller of the brand. Then, following a range of tunics and smock dresses with charming aprons. In 2009, to celebrate its 50th anniversary, the label has reissued several models of the day: tank tops, dresses, skirts, bikinis, shorts, headband ...
In recent years, trends of summer are the pride of youthful romanticism of Liberty. Many designers like Marc Jacobs, Nicolas Ghesquiere at Balenciaga, Isabel Marant, or with mini skirts and quilted jackets, played the card of freshness. While that brand has Sessun within reach of all printed with a variety of short dresses and light.

Publicité
31 mars 2011

Sylvie Vartan, revue de mode

Le musée Galliera a mis en lumière en 2004, dans une présentation originale, le parcours de mode de Sylvie Vartan à travers plus de quatre-vingts tenues de scène et de ville et aussi avec des photographies, des affiches, des pochettes de disque, etc. Du Yéyé à nos jours, en passant par les années discos, Sylvie Vartan a traversé tous ces mouvements musicaux avec beaucoup de succès. C'est toute une génération de femmes qui a adopté son style, ses vêtements et ses coiffures.

 

 

517JSTBZJ2L__SS500_

 

Idole de la chanson française, Sylvie Vartan occupe la scène de la mode depuis 1961. Cover-girl pour Elle et Vogue, styliste dépositaire de sa propre marque, la chanteuse fait le choix de la haute couture à la scène comme à la ville. C'est ainsi que les plus grands couturiers comme Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré pour Dior et Jean Paul Gaultier créent pour elle des modèles exclusifs. De même, lorsque la chanteuse introduit en France les shows à l'américaine, elle fait appel au costumier new-yorkais Bob Mackie dont les tenues se prêtent à ses chorégraphies spectaculaires.


 

49778569

 

 

SA COUPE DE CHEVEUX, ses tenues de collégienne, son sourire de jeune fille sage ont séduit la France entière. En 1960, le style Sylvie détrône celui de BB, un brin provocateur. La gamine aux blondeurs enfantines est partout et joue les mannequins pour les magazines dans des tenues qui lui vont à la perfection. Un rien l'habille. En pantalon, robe à collerette, pull chaussette, elle sourit naturellement et l'on tombe sous le charme. Toute une génération suit la danse qu'elle mène avec deux autres filles de son âge, Sheila et Françoise Hardy. Finis les choucroutes de Brigitte Bardot, le côté sexy et pulpeux. Place à la fraîcheur de la jeunesse, celle qui va séduire Johnny, le beau gosse aux yeux de chat. Le couple se marie en 1965. Les vieilles images en noir et blanc d'une foule en liesse venue surprendre leurs idoles à l'entrée de la petite église de l'Oise laissent rêveur. « Calamiteux, ce jour-là », se souvient pourtant la chanteuse, déçue de tant d'intimité volée. La robe à capuchon blanc est là, en organdi, juste en face dans la vitrine, impeccable. Ses tenues jogging font sourire Place à sa garde-robe personnelle, à présent, dans une salle conçue comme un défilé de mode. La petite fille sage a grandi, c'est une mère de famille qui voyage, et qui rapporte de Los Angeles des tuniques en daim et des jeans de l'Oklahoma. Un style squaw qui lui va à merveille avec sa longue crinière blonde très 1970. Son look sport est moins évident aujourd'hui, et ses tenues jogging dans la mouvance Jane Fonda font sourire.

 

 

57541758



Dans la dernière salle, les superbes tenues de scène sont éclairées par les projecteurs comme dans un vrai spectacle. Yves Saint Laurent est le premier grand couturier à habiller la star de paillettes cousues à la main. La voilà meneuse de revue dans des shows à l'américaine aux chorégraphies élaborées, et son public découvre une créature féerique. Dans les années 1980, c'est l'Américain Bob Mackie qui la laisse presque nue dans des robes à même la peau, immortalisée par le cliché d'Helmut Newton. On la découvre en robe tigrée, sauvage et glamour. Plus récemment, Jean-Paul Gaultier s'essaie à l'exercice et la pare de plumes à la Dietrich, son idole. L'exposition se termine avec des croquis de Karl Lagerfeld, son tout dernier couturier.



 

268_vignette_1176

 

194_vignette_463

 
The museum Galliera highlighted in 2004 with an original presentation, the fashion walk of Sylvie Vartan through more than eighty stage costumes and city and also with photographs, posters, album covers, etc. . Yeye of our days, through the years discos, Sylvie Vartan has crossed all musical movements with great success. An entire generation of women who adopted his style, his clothing and hairstyles.


Idol of the French chanson, Sylvie Vartan occupies the fashion scene since 1961. Cover girl for Elle and Vogue, stylist repository of its own brand, the singer opted for couture to the scene and in the city. Thus the greatest couturiers like Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferre for Dior and Jean Paul Gaultier created for her exclusive designs. Similarly, when the singer introduced the shows in France with American, she turned to costume designer Bob Mackie in New York whose outfits are suitable for its spectacular choreography.


Her haircut, her outfits schoolgirl, her maiden wise smile captivated all of France. In 1960, Sylvie style overtakes that of BB, a bit provocative. Fairnesses the girl to play childish is everywhere and the models for magazines in outfits that suit her perfectly. A trifle dresses. Trousers, dress with collar, sweater sock, she smiled naturally and you fall in love. A generation after the dance she leads with two other girls her age, and Françoise Hardy, Sheila. No more sauerkraut Brigitte Bardot, and pulpy sexiness. Place the freshness of youth, one that will appeal to Johnny, the hunk in the eyes of a cat. The couple married in 1965. The old black and white images of a jubilant crowd came to surprise their idols at the entrance to the church of the Oise quite baffling. "Calamitous, that day," recalls the singer, however, disappointed many privacy stolen. The hooded white dress is there, organza, just opposite the window, perfect. Her outfits are smiling Place jogging his personal wardrobe, now in a room designed like a fashion show. The little girl grew up, is a mother who travels, and which relates to Los Angeles in buckskin tunics and jeans from Oklahoma. Squaw style that suits him perfectly with his long blond mane very 1970. Its sporty look is less evident today, and her outfits jogging movement in the Jane Fonda make you smile. In the last room, stunning stage costumes are illuminated by spotlights as in a real show. Yves Saint Laurent is the first major designer to dress the star spangles sewn by hand. The leader of this magazine shows in the U.S. developed the choreography, and audience discovers a magical creature. In the years 1980, American Bob Mackie that left nearly naked in dressing to the skin, immortalized by the photograph of Helmut Newton. We discovered it in tiger dress, wild and glamorous. More recently, Jean-Paul Gaultier tries to exercise and adorned with feathers for Dietrich, his idol. The exhibition ends with sketches by Karl Lagerfeld's latest fashion.
31 mars 2011

Ballerine

Inspirée des chaussons de danse portés par les petits rats de l'opéra, la ballerine citadine est devenue inoubliable aux pieds de Brigitte Bardot, égérie fifties d'une époque émerveillée par la Nouvelle Vague... Saga d'une chaussure devenue célèbre au cinéma.

A l'origine, le nom de "ballerine" issu de l'italien "ballare" qui signifie "danser", est employé pour désigner les danseuses professionnelles. Par extension, il fut rapidement attribué aux petits chaussons souples, décolletés et arrondis, que portaient ces petits rats de l'opéra dès le 19ème siècle. Bien plus tard, ces délicats souliers devaient faire une entrée remarquée dans la garde robe de la citadine pour être unanimement adoptés par plusieurs générations de femmes.

 

ballerine_repetto

Si l'on veut conter l'histoire de la ballerine, impossible de faire l'impasse sur celle de la célèbre marque Repetto. Car c'est à la fondatrice de cette honorable griffe que l'on doit la démocratisation du chausson le plus prisé du moment. Le pitch ? En 1947, madame Rose Repetto, mère du danseur étoile Roland Petit, décide de confectionner des chaussons de danse pour son fils. Cherchant à les rendre plus confortable, elle innove et coud la semelle du chausson à l'envers pour ensuite la retourner. Les nouvelles ballerines du jeune danseur fait des émules parmi ses amis du conservatoire, dont un certain Nouriev.... Encore confidentiel, ce petit succès incite pourtant Rose à installer un atelier Rue de la Paix à Paris, à deux pas de l'opéra Garnier.

En 1956 le succès de Repetto, certes remarquable, se limitait pourtant au petit monde de la danse. Cette année là, le 7ème art et son icône de l'époque, Brigitte Bardot, allaient propulser le chausson de danse sur le devant de la scène. Pour interpréter le rôle de lolita dans Et Dieu créa la femme, l'immense star eu l'idée de commander à l'atelier Repetto une ballerine de ville, légère et sensuelle. Dès sa sortie sur les écrans, la ballerine "Cendrillon" en vichy rouge de BB devint aussi culte que le film de Roger Vadim. C'est la consécration.

bardot_repetto

De l'autre côté de l'Atlantique, la ballerine se voit confier un autre rôle, non moins prestigieux... En 1954, l'élégante Audrey Hepburn, fraichement Oscarisée pour sa prestation dans Vacances Romaines, rencontre le créateur florentin Salavatore Ferragamo, le chausseur des stars. Et lui commande une paire de ballerines sur mesure : ligne épurée, fine. Légèrement différente du modèle français, la ballerine italienne est pourvue d'une bride et d'un talon pastille. Portées avec des pantacourts prêts du corps, elles lancent la mode phare des fifties : le style Capri.

Quelques années plus tard, Coco Chanel triomphe avec la création de ses ballerines bicolores à bout noir. Sur le tapis rouge et dans la rue, la chaussure extra plate séduit, mène la vie dure aux escarpins et talons hauts. Les ballerines deviennent le passage obligé de chaque créateur qui la revisite à l'envie : Marc Jacobs, Guiseppe Zanotti, Lanvin, Chloé, Jimmy Choo, Fendi... Et même Christian Louboutin, pourtant célèbre pour ses talons vertigineux. Reprises par quasi toute les marques de la fast fashion, de Minelli à André en passant par Monoprix, les ballerines sont devenues un incontournable basique, adoptées par toutes les filles, été comme hiver....

 

bbrepetto

En chaussette l'hiver ou nus pieds l'été, la ballerine décline les styles et les silhouettes. Simple et casual avec un jean, elles s'embellissent d'une petite robe noire. L'été 2010 vante l'innocence des babies, ornées d'une délicate bride sur du pied. Mais sans pour autant détrôner les autres modèles : mini talon, ornée d'un noeud ou d'une boucle, vernis ou mat, en daim, bi-colores, à pois ou vichy... Et cela décliné dans un panel infini de couleurs des plus sobres aux plus gaies.

_4miniballerine_audrey_hepburn

 Inspired by ballet slippers worn by the little rats of opera, ballet became unforgettable city at the foot of Brigitte Bardot, the face of a fifties era amazed by New Wave ... Saga of a shoe made famous in film.
Originally called "Ballerina" from the Italian "ballare" meaning "dance", is used to designate the professional dancers. By extension, he was quickly assigned to small soft slippers, and rounded necklines, worn by those little rats of the opera from the 19th century. Much later, these delicate shoes were to make a grand entrance into the wardrobe of the city to be unanimously adopted by several generations of women.
If you want to tell the story of the ballerina, impossible to ignore that of the famous brand Repetto. For it is the founder of this honorable claw that we must democratize the most popular shoe of the moment. The pitch? In 1947, Ms. Rose Repetto, mother of dancer Roland Petit, decides to make the ballet shoes for her son. Seeking to make them more comfortable, it innovates and sews the sole of the shoe upside down and then return. The news of the young ballerinas dancing is contagious among his friends in the conservatory, including a Nouriev .... Still confidential, this small yet successful encourage Rose to set up a workshop in Rue de la Paix in Paris, two steps from the Opera Garnier.
In 1956 the success of Repetto, quite remarkable, however, was limited to the small world of dance. That year, the seventh art and its icon at the time, Brigitte Bardot, would propel the ballet shoe on the front of the stage. To interpret the role of Lolita in And God Created Woman, immense star had the idea of ​​ordering the workshop Repetto ballerina city, light and sensual. Right out on the screens, the ballerina "Cinderella" in red gingham BB also became the cult film by Roger Vadim. It is the consecration.
On the other side of the Atlantic, the ballerina is given a different role, no less prestigious ... In 1954, the elegant Audrey Hepburn, freshly Oscar for his performance in Roman Holiday, meet the designer Salvatore Ferragamo Florence, the shoemaker stars. And ordered a pair of ballerinas to measure: clean lines, fine. Slightly different model of French, Italian ballerina is provided with a clamp and a heel pad. Worn with capris ready body, they launch flagship fashion from the fifties: Capri style.
Years later, Coco Chanel triumphs with the creation of its two-tone ballet flats, black-tipped. On the red carpet and into the street, the shoe extra flat seduces, is tough to stilettos and high heels. Ballerinas become the place to be every creator who revisits the urge: Marc Jacobs, Giuseppe Zanotti, Lanvin, Chloe, Jimmy Choo, Fendi ... And even Christian Louboutin, yet famous for its vertiginous heels. Times by almost all brands of fast fashion, Minelli to André through Monoprix, the shoes have become an indispensable basic, adopted by all the girls, summer or winter ....
In winter socks or bare feet in summer, the ballerina disclaims styles and silhouettes. Simple and casual with jeans, they embellished a little black dress. Summer 2010 boasts the innocence of babies, decorated with a delicate strap on the foot. But without dethrone other models: mini heel, adorned with a knot or a loop, varnish or matte, suede, bi-colored, polka dot or gingham ... And it declined in a range of infinite colors of the most sober and the most cheerful.

31 mars 2011

Color block

Grande tendance des collections Printemps-Eté 2011, le color blocking consiste à associer plusieurs couleurs flashy dans la même tenue. Ce nom fait référence à une technique de scrapbooking qui consiste à faire de la mise en page à base de carrés de couleurs.

 

color_block_from_etsy

 

color_block_trend_london

 

Great trend collections Spring-Summer 2011, the color blocking is to combine several flashy colors in the same outfit. The name refers to a technique of scrapbooking is to make the layout vase colored squares.

31 mars 2011

Sabot

Le sabot est une sorte de sandale se caractérisant par un semelage en bois ou en liège très épais formant une plate-forme. La tige, qui présente un bout large et arrondi, est généralement assemblée au semelage au moyen de clous.

Le semelage du sabot est sculpté afin de créer un effet de talon qui peut être plus ou moins haut, voire dans certains cas, compensé. Certains modèles sont entièrement en vinyle ou en plastique moulé.

Le sabot existe depuis le Ve siècle. Une légende raconte qu’après s’être retiré du monde, l’évêque d’Angers devint le premier sabotier de l’histoire. Ce dernier aurait opté pour les charmes de l'Italie, se retirant à Sorrente, pour fabriquer les premiers sabots de l'histoire.La méthode ? Façonner le sabot à partir d'un bloc de bois vert, plus facile à travailler, avant de le laisser sécher plusieurs mois pour lui permettre de durcir. Les clients les plus modestes les achetaient à l'époque en bois de bouleau ou de hêtre, alors que les plus fortunés s'offraient du noyer.

logo

 

 

À l’origine, cette chaussure était faite d’une seule pièce de bois évidée afin de pouvoir y glisser le pied. Ce dernier étant fréquemment déjà couvert d’un chausson rela-tivement grossier, le sabot était en quelque sorte une sur-chaussure qui, durant les quinze siècles suivants, a incarné la chaussure paysanne par excellence. En somme, c’est l’un des modèles qui a connu la plus longue existence continue. Vers 1950, l’expansion des tracteurs, dont les pédales de conduite nécessitent une certaine souplesse du pied, a mis un terme à cette belle longévité et ce, au profit des bottes de caoutchouc. Le sabot n’avait pourtant pas dit son dernier mot puisqu’il est revenu, cette fois-ci sur la scène de la mode, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Il s’inscrivait alors en parfaite cohérence avec l’idéologie hippie (tant par son style que par ses origines). À noter qu’il est resté très populaire en Suède et aux Pays-Bas.  

Loin de la sphère fashion, les sabots étaient à l'époque des sur-chaussures adoptées par les paysans pour travailler dans les champs. Portés sur un grossier chausson ou garni de paille, ils protégeaient du froid et de l'humidité. Au 20ème siècle, l'industrialisation et la modernisation des campagnes ont mis fin à cette coutume. Les nouvelles habitudes de travail ont troqué les lourds sabots contre des bottes en caoutchouc, plus légères et malléables. 

cottage_green_01

Après une longue absence, les sabots ont fait leur grand retour avec les seventies. C'est l'époque du flower power, de Woodstock et de la silhouette baba cool. L'idéologie hippie se les approprie tant pour leur esthétique que pour leur histoire populaire. Le sabot connaît alors sa première révolution esthétique : il troque sa silhouette de galoche pour un style plus affûté proche de la plateforme-shoes, se voit rehaussé de talons vertigineux et accessoirisé de lanières de cuir cloutées dans la semelle de bois. Les sabots se portent alors avec un patte d'eph, une petite robe psychédélique ou de larges tuniques à l'imprimé fleuri. Ils complètent parfaitement la panoplie hippie du moment et deviennent le symbole de cette nouvelle vague de liberté. 

Les collections printemps-été 2010 ont la tendance : Chanel , Louis Vuitton ou encore Miu Miu ont juché leurs mannequins sur des sabots revisités. Plateformes et talons hauts, accessoirisés d'imprimés, cloutés de rivets ou encore de fourrure, les sabots du 21ème siècle se portent en toutes occasions et remplissent le dressing des fashionistas. Avec un jean denim pour un style casual, un patte d'eph pour un look hippie chic et avec une petite robe pour une silhouette bohême...

sabot_ss10

 
The shoe is a kind of sandal characterized by a sole of wood or cork thick forming a platform. The stem, which has one end broad and rounded, the sole assembly is generally assembled with nails.
The sole assembly of the shoe is sculpted to create an effect of heel that may be higher or lower, in some cases, compensated. Some models are made entirely of molded plastic or vinyl.
The shoe has existed since the fifth century. A legend says that after retiring from the world, the bishop of Angers became the first shoemaker in history. The latter would have opted for the charms of Italy, retiring in Sorrento, to make the first shoe in history. How? Shape the shoe from a block of green wood, easier to work, let it dry before several months to allow it to harden. Customers would buy the smallest at the time in birch or beech, while the wealthy were open walnut.


Initially, this shoe was made of one piece of wood hollowed out in order to be able to drag the foot. The latter is frequently covered with a liner already relatively coarse, the shoe was somehow over-shoe, during fifteen centuries, has symbolized the ultimate peasant shoe. In sum, this is one model that has enjoyed the longest continuously. Around 1950, the expansion of tractors with pedals driving require some flexibility of the foot, put an end to this beautiful life and to the benefit of rubber boots. The shoe had not yet said its last word since he has returned, this time on the fashion scene in the late 1960s and early 1970s. It was part so perfectly consistent with the hippie ideology (both in style and its origins). Note that it is still very popular in Sweden and the Netherlands.
Far from the sphere of fashion, the shoes were in the days of overshoes adopted by farmers to work the fields. Carried on a coarse straw or upholstered slipper, they protected from cold and moisture. In the 20th century, industrialization and modernization campaigns have ended this custom. The new work habits have swapped the heavy hooves cons of rubber boots, lighter and malleable.
After a long absence, the shoes have made their comeback with the seventies. This is the era of flower power, Woodstock and the hippie silhouette. The hippie ideology appropriates them both for their aesthetic as for their popular history. The shoe then experienced its first aesthetic revolution: he swapped his silhouette to a style clog sharper close to the platform-shoes, is being enhanced with vertiginous heels and accessorized with leather straps studded into the sole of wood. The shoes are worn then with a paw eph, small or large psychedelic dress with floral print tunics. They perfectly complement the range of hippie moment and become the symbol of this new wave of freedom.
The spring-summer 2010 were the trend: Chanel, Louis Vuitton and Miu Miu have mannequins perched on their hooves revisited. Platforms and high heels, accessorized print, studded with rivets or fur, hooves 21st century will focus on every occasion and fulfill the wardrobe of fashionistas. With jeans denim for a casual style, a leg for a look eph hippie chic with a little dress for Silhouette bohemian ...

 

31 mars 2011

Dim

Vingt cinq ans ou presque que le Dim Up, le bas qui ne descend pas, fait toujours monter la tête des hommes. La marque Dim demeure le symbole de l'émancipation féminine, une sorte de chronomètre de la liberté sans pantalon acquise au gré des années. La femme Dim est descendue dans la rue alors que le vent a fait exprès de souffler sur ses jupes, pour laisser apparaître une lingerie aussi libre que coquine. Dim, c'est aussi la projection d'une marque qui a accompagné les années pub d'une médiatisation finement contrôlée. Le spot pub, créatif, drôle et décalé a vu le jour avec elle. C'est enfin une image : le quotidien d'une femme libre, sensuelle, indépendante avec compagnon ou pas et une bonne dose d'impertinence urbaine qui ne lasse pas.

Logo_Dim_Paris_300_dpi_300x151

C'est à Troyes que tout commence, dans cette ville qui se consacre spécifiquement en France au tissage du bas depuis le début du XXème siècle. Du tricotage main, les bas affriolants de la Duchesse de Gramont, au métier à bas du Pasteur William Lee – comme quoi lingerie et religion font bon ménage – ce tube de soie s'est régulièrement métamorphosé.

Noir à la base, le bas devient sans couture quand en 1958, on découvre la manière circulaire de le tricoter. Le bas est aussi la spécialité de "Dimanche", créée en 1958 par Bernard Giberstein, qui, avec l'aide de Publicis, se libère de son nom pour n'être plus que DIM. Commence alors l'évolution d'une marque qui laisse le porte-jarretelles à ses concurrents.

Alors qu'il est à Deauville en week-end, Eric Lipman, responsable audiovisuel de Publicis a une vision : il aperçoit trois filles en short sur un tandem avec trois selles. Une idée lui traverse l'esprit. Pourquoi ne pas imaginer pour la pub Dim, un vélo à cinq selles avec cinq filles montrant leurs jambes et cinq bas de couleurs différentes ? Une équation à succès. Même si le premier spot Dim est considéré comme vulgaire par la maison, il fait un tabac lorsqu'il est projeté en salles de cinéma.

dim04_001

Dim, c'est aussi l'installation d'une médiatisation nouvelle, l'impertinence des publicités résonne avec la fraîcheur de collections qui osent. L'idée : le cerveau peut également s'envoyer en l'air, et laisser libre cours à une image affriolante et légère.

pa_pa_pa_pa_paa_les_femmes_sont_belles_dim1972_

 Saut dans l'époque. 1977. Une jeune femme revient de la plage, elle se sèche les cheveux près de la cheminée dans une maison ripolinée d'un blanc très Cap Ferret. Tandis que son écrivain de mari, cheveux propres et chemise blanche, admire la plastique de son nouveau soutien-gorge bien galbé. La fille Dim a désormais un complice, une femme libre, soit, mais avec des sentiments plus longs que ses jupes – qui raccourcissent à vue d'oeil depuis que Mary Quant à crée la mini jupe en 1962.

En sonate de fond, les accords de Tatatatata tata, un logo sonore, est désormais célèbre, piqué en toute amitié à la bande son du film " The Fox " du compositeur Lalo Schifrin... Parfaite signature sonore de la pub estampillée 80's.

thumb

 1984. Plus de résidence secondaire et retour en ville dans un appartement Haussmannien. Une femme se joue de son compagnon et dévoile sa féminité le long d'un couloir – un caraco de soie, un soutien-gorge et le tour est joué. Diane Kurys, la réalisatrice de "Diabolo Menthe", filme une femme qui se déshabille, bien loin de la ménagère de moins de cinquante ans.

En 1986, Dim entame sa première grande révolution et crée le Dim Up, des bas qui vivent leur propre vie, se moquent de la jarretière et descendent sans complexe dans la ville. Chico Bialas, photographe de mode, hélas trop oublié aujourd'hui, ajoute de l'humour à des visuels où une femme avec bas apparents dévale la rampe d'escalier d'un grand magasin... Le slogan claque : "En Avril ne te découvre pas d'un Dim". Dimentiel !

Tout bas dehors, la pub ne se lasse pas de montrer cette lingerie aussi libérée d'esprit qui s'amuse de situations de plus en plus impertinentes. Un coup de vent est prétexte à l'exhibition d'une petite culotte qui bientôt se vend en supermarché sous vide : le Dim Pocket (1991). Une robe s'accroche à une roue de vélo et dévoile des dessous qui nous mettent par dessus...

 Et l'homme dans tout ça ?

 Il arrive avec fracas. En 1987, Dim lance le sous-vêtement pour l'homme : cool, propre sur lui, blanc sous tous rapports. Il accompagne la nouvelle réforme de l'image masculine, un homme qui prend soin tant de son corps que de son cerveau. La preuve ? Filles – et certains garçons aussi – se souviennent avec émoi de ce garçon sur la plage filmé en noir et blanc. Cet Apollon sort des eaux dans le plus simple appareil, se sèche au soleil, enfile un slip de coton puis court, heureux de montrer sans complexe une lingerie plus contemporaine qu'un maillot de bain. L'esthétique Dim homme colle à l'époque, aux hommes photographiés par Bruce Weber, à l'homme à l'enfant de Dominique Issermann comme aux vidéos des Pet Shop Boys... La sexualité rime avec sensualité. "Le bien pour le mâle". 

Dim version 2.0 n'a guère renié cette part de liberté. Les jambes s'affichent toujours dans un spot publicitaire aujourd'hui : elles dansent dans le métro, à la station Opéra sur le même air de Lalo Schifrin. Oh mélodie !

vintage_dim1_e1294766679679

 

Twenty-five years or so the Sun Up, down, who do not come down, always mount the heads of men. Sun brand remains a symbol of female emancipation, a sort of clock gained freedom without trousers at the option years. Dim is the woman down the street while the wind was blowing on express her skirts to reveal a sexy lingerie that is also free. Sun is also the projection of a trademark that accompanied the years ad a finely controlled media. The spot advertising, creative, funny and quirky was born with it. It is finally an image: the life of a free woman, sensual, independent and with no companion or a good dose of impertinence urban does not weary.
It all starts at Troyes, in this city that is dedicated specifically to France in weaving down since the beginning of the twentieth century. Hand knitting, hosiery alluring Duchess of Gramont, to trade at lower Pastor William Lee - as what lingerie and religion go well together - that silken tube has steadily transformed.
Black at the base, the bottom becomes seamless when in 1958, we discover how the circular knitting. The bottom is also the specialty of "Sunday", created in 1958 by Bernard Giberstein, who with the help of Publicis, is released from its name for nothing more than Sun Then began the evolution of a brand that leaves the garter belt to its competitors.
While at Deauville at the weekend, Eric Lipman, head of audiovisual Publicis has a vision: he saw three girls in shorts on a tandem with three stools. An idea crossed his mind. Why do not imagine for the Sun pub, a bicycle five stool with five girls showing their legs and five different colors below? An equation for success. Even if the first spot Dim is considered vulgar by the house, he made a splash when projected in theaters.
Sun is also installing a new media, impertinence advertising resonates with the freshness of collections that dare. The idea: the brain may also sent in the air and unleash an alluring image and light.
 
Jump in time. 1977. A young woman returns to the beach, it dries the hair by the fireplace in a house ripolinée a very white Cap Ferret. While her writer husband, clean hair and white shirt, admires his new plastic bra shapely. Sun's daughter is now an accomplice, a free woman, either, but with feelings longer than her skirts - which shorten visibly since Mary Quant to create the mini skirt in 1962.
Sonata substantive agreements Tatatatata tata, a sound logo, is now famous dive in friendship to the soundtrack of the movie "The Fox" composer Lalo Schifrin ... Perfect sound signature of the 80's pub stamped.
 
1984. More second home and back to town in an apartment Haussmann. A woman plays with her companion and reveals their femininity along a corridor - a silk camisole, bra and voila. Diane Kurys, director of "Diabolo Menthe" films a woman who undresses, far from the housewife less than fifty years.
In 1986, Sun began its first major revolution and created the Sun Up, low living their own lives, make fun of the Garter and down without complex in the city. Chico Bialas, fashion photographer, alas too often forgotten today, adds humor to a woman with visual apparent tumbles down the staircase of a department store ... The slogan slap: "In April you do not discover a Sun." Dimentiel!
Whispered outside the pub does not tire of this show lingerie set free spirit who has fun situations increasingly irrelevant. A gale is a pretext for the exhibition of panties that will soon be sold in a supermarket vacuum: Sun Pocket (1991). A dress hanging on a bicycle wheel and below reveals that put us over ...
 
And man in all this?
 
It arrives with a crash. In 1987, Sun launched the underwear for man: cool, clean on him, white in every respect. It supports the new reform of the male image, a man who cares so much that his body from his brain. Proof? Girls - and some boys too - remember with emotion this boy on the beach filmed in black and white. This Apollo fate of water in the nude, dries in the sun, puts on a cotton panties and short, unashamedly happy to show a more contemporary one lingerie swimsuit. Aesthetics Sun glue man at the time, the men photographed by Bruce Weber, the man with the child as Dominique Issermann to videos of Pet Shop Boys ... Sexuality is synonymous with sensuality. "Well for the buck."
Sun version 2.0 has not denied that part of freedom. The legs still appear in an advertisement today: they dance in the subway station to Opera on the same air of Lalo Schifrin. Oh melody!

Publicité
1 2 3 4 5 > >>
The Fashion Institute
Publicité
Publicité